Les collines sont plus raides, les bois plus denses, et l asphalte se fait plus douce, nous quittons l Albanie pour le Montenegro. Si les routes sont meilleures, elles grimpent aussi. Et que ca grimpe ! Mais ce n est pas tout, elles descendent egalement... et elles remontent et elles descendent sans cesse faisant tour a tour ronchonner ou s emballer la 4L.

LA COTE

Trop tard ! Nous sommes arrives trop tard. Les fous, ils ont fait comme pour la cote d Azur et la Croatie. La cote est un gigantesque chantier de construction, les rares criques preservees sont privatives, avec 100 kilos de barbacs balkaniques pur raki ( la gnole locale) pour s assurer qu on n y mette pas les pieds.

Le travail n est pas fini cependant et notre tenacite sera finalement couronnee de succes. On cuira au soleil dans ces petites criques eloignees ou sur ces rochers qui piquent les fesses et surtout, on plongera a s en faire peter les tympans ( facon de parler...).

 

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SKADDAR

Des nenuphars dans les meandres, des nenuphars dans le lac, des nenuphars plein la tete, c est Skaddar. La bas, les rivieres sinuent dans les collines comme une ecriture fine et diluee qui raconte le cours d une histoire douce et placide, les barques au fond plat ne bronchent pas plus, seules les libellules rouges nous laissent entrevoir tout un monde a decouvrir.

 

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DURMITOR

Dans le Durmitor, nous trouvons le "bois noir", le "lac noir" mais aussi un village, le sobre "Mont Noir" qui donne son nom au Montenegro. Le ciel lui est plus souvent gris, la bas, ce qui donne un peu de couleur au reste. Si quelqu un avait pu se glisser dans notre tente le second soir, il aurait d abord vu deux poissons findus encapuchonnes dans de sombres duvets a la chair orange, puis il aurait remarque que nos pieds se frottaient compulsivement comme s ils cherchaient a allumer un feu et enfin il aurait regarde nos quatre yeux comme un seul et leurs paupieres lourdes descendues pour nous proteger d un mal mysterieux. Il aurait alors compris que le soleil des jours precedants etait totalement oublie, eclipse, que rien d autre n existait que la tape furieuse de la pluie sur la toile de tente, les piquets qui se pliaient a tous les caprices du vent et cette humidite qui transpercait nos os.

De notre balade, nous n avons retenu au debut qu une seul et unique sensation : trempes, nous etions trempes. Nous ne pouvions cependant pas garder un tel souvenir d un massif qui sait si bien heberge de grandes falaises d un calcaire pur, compact, ou on aimerait gratter ses chaussons dans de si belles valles d alpage.

A bientot en Bosnie !

 

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