S’il y a une chose qu’on comprend mieux à Louxor, c’est le culte voué au dieu du soleil Amon par les anciens égyptiens. Là-bas, il est omniprésent, on ne fait pas un mouvement sans sentir sa présence : il est le fer brûlant la plante de vos pieds, la malédiction sur votre tête nue, la marque rouge dans votre cou ; il vous fera payer chaque pas d’une grosse suée et sous le zénith, le Nil vous apparaîtra comme l’ami le plus cher.

 

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 Les pharaons l’ont bien compris, eux qui ont fait construire leurs mastabas 20 pieds sous terre pour couler une éternité tranquille à banqueter avec les autres dieux. Les bas-reliefs sont saisissants de vie : on croirait parfois que le passage de vie à trépas est encore en cours. Dans les tombes des nobles, on voit des représentations de la vie agricole. Quel ne sera pas votre saisissement quand vous reverrez la même scène dans un champ voisin dix minutes plus tard ! Ces hommes au nez aquilin qui tirent leur charrue avec leurs bœufs, sont-ce les mêmes que j’ai vu tantôt, vous demanderez-vous ? Les égyptiens avaient certainement le don de figer le temps et l’espace !

 

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Si les pharaons gagnaient le monde souterrain à leur mort, ils n’hésitaient pas à flirter avec le ciel de leur vivant. Il aura fallu des siècles et des siècles pour construire les temples de Karnak et Louxor. Le pharaon et les prêtres organisaient des cérémonies somptueuses où ils pouvaient étaler leur puissance. 3 000 ans plus tard, on n’ose à peine y croire tant cela paraît incroyable. On pense à une mauvaise farce : c’est un décor en carton-pâte d’Indiana Jones ou de Star Wars ; il n’en est rien : les blocs, les piliers et les voûtes défient l’imagination humaine parce que les constructions de Pharaon n’ont pas hésité à défier les dieux. Il est temps pour nous pauvres hères de sonder la mer rouge pour admirer les œuvres de la création !

 

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